Icarre95 | PIECES D’OCCASION / LA PROBLEMATIQUE
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PIECES D’OCCASION / LA PROBLEMATIQUE

L’utilisation de pièces d’occasion, issues de véhicules hors d’usage (VHU), pour la réparation des véhicules roulants est une solution à la fois économique et écologique. Elle permet de sauver de la destruction des véhicules devenus économiquement irréparables, tant en étant un recyclage noble des constituants d’un VHU. Sur le plan de la préservation des ressources, le gain est donc double !

Pour être facilement accessible aux clients professionnels, cette offre doit garantir la conformité des pièces et assurer une disponibilité attendue. Le projet ICARRE 95, en associant un réseau de centres VHU à un constructeur automobile, s’est attaché à développer une plateforme commerciale à l’usage des professionnels de la réparation, leur apportant un accès simplifié à des pièces d’origine d’occasion garanties.

Avant le recyclage des matières issues de la déconstruction des VHU, un autre moyen de contribuer positivement au taux de réutilisation et de recyclage de 85% réside dans la réutilisation accrue de pièces prélevées sur les véhicules en fin de vie.

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Cet exutoire présente à la fois un intérêt écologique majeur (seconde vie sans transformation) et social, car il permet d’accéder à des pièces de rechange à moindre coût.

L’utilisation de la pièce d’occasion permet donc le maintien de la mobilité des automobilistes, tout particulièrement pour ceux dont les véhicules sont en limite de réparabilité (valeur résiduelle du véhicule faible et/ou réparation très onéreuse).

Cette offre de pièce existe aujourd’hui mais, en dépit de la pression croissante des assureurs et des consommateurs, n’est pas totalement encadrée [1] et n’a pas atteint son plein potentiel, notamment par manque de système de référence (garantissant la conformité) et d’une commercialisation à l’échelle nationale (favorisant la disponibilité).

Le marché de la pièce d’occasion est assez difficile à estimer. En France, il reste atomisé avec de nombreuses « casses automobiles » disséminées sur tout le territoire pour un chiffre d’affaires annuel approximé à 300 millions d’euros. Les pièces d’occasion commercialisées sont majoritairement des pièces de mécanique (moteurs, boites de vitesse, alternateurs, démarreurs, …) et des pièces de carrosserie.

Aucun constructeur n’avait  encore pris position sur ce sujet, car la pièce d’occasion était souvent perçue comme pièce concurrente à la pièce neuve d’origine et non comme une alternative permettant de toucher de nouveaux clients.

Un des premiers enjeux est de démontrer que cette nouvelle offre peut coexister avec les offres déjà commercialisées par un constructeur.

Le second enjeu est d’être capable de proposer un cadre pour une offre de pièces d’occasion « d’origine constructeur » afin d’offrir les garanties que sont en droit d’attendre les clients, réparateurs et automobilistes (choix, prix, traçabilité & qualité). Pratiquement, cela signifie être capable de :

  • Massifier des flux pour disposer d’un nombre suffisant de références et optimiser les coûts de logistique et de traitement (capacité à définir, mettre en place et à organiser les flux administratifs et physiques).
  • Garantir la qualité et la fiabilité des pièces vendues (traçabilité et processus qualité).

Le projet, avec INDRA comme partenaire en première ligne, développe des solutions mutualisées de gestion de gisement des pièces, et au travers notamment du réseau Renault en France, expérimente des services nouveaux de réparation.

[1] Notamment depuis la publication de l’arrêté du 29 avril 2009 fixant les modalités d’application des dispositions du code de la route relatives aux véhicules endommagés et dont l’article 1-6 de l’annexe 3 « officialise » l’utilisation de pièces d’occasion.
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